samedi 31 décembre 2011

à l'année prochaine

Ce soir, j'ai revisionné mon blog en partant de son début (novembre 2009) trois ans déjà. Que d'étapes depuis engrangées avec beaucoup de réussite (achat du bateau, premier travaux, premières régates, premières aventures...) des regrets ? non je vis depuis ces trois ans un truc super. Bien sur, je me dis avec le recul, que j'aurai peut-être du prendre un bateau plus performant...mais plus cher aussi. Hors les moyens, quelle désillusion...je croyais trouver un sponsor, mais non rien, heureusement plusieurs partenaires fidèles depuis le début,
PLASTIMO, AD à Lorient.
Un peu de neige avant l'océan
Objectif  2012...on continu avec une seule course, la Pornichet Select, là ou en 2011 je me suis retrouvé hors temps. Un petit goût d'inachevé...et bien moi j'aime pas l'inachevé...Na...et pour l'instant c'est tout, faute de finances. Sur ce, à tous je vous souhaite, une bonne année 2012, et rester en mode lecture sur mon blog.

lundi 5 décembre 2011

Petit tour à Paris au Nautic

Ce week-end, le salon nautique ouvrait à Paris. Pour les minis 650 c'est le rendez-vous pour l'assemblée générale. Cette année, ce fut particulièrement important puisque l'on allait apprendre le nom et le parcours de la prochaine Transat pour les années 2013 et 2015. La ville de départ est donc pour ces deux années Douarnenez avec une étape aux Canaries et une arrivée à Pointe à pitre en Guadeloupe...soit un retour sur le parcours original. Le départ ce fera plus tard dans la saison pour éviter la période des cyclones. Tout ça me va très bien...

très beau Design
 Et puis il y a eu la remise des prix aux participants de la dernières Transat, de l'émotion avec Mme Harlé, et la joie des vainqueurs. La fin de journée, c'est effectuée sur une péniche pour une belle soirée, ou coureurs et amis on refait la course...les courses de la saison et discuté de l'avenir.
La soirée sur la péniche
Pour moi, beaucoup d'envie de faire des courses, mais aussi beaucoup d'incertitudes financières. Je me dit que ce serait trop bête de ne pas pouvoir continuer à cause de moyen financier. Mais je garde à fond le moral et je vous tiendrai au jus de la suite...
En attendant, passer de très bonne fêtes de fin d'année à vous et vos familles.
le bois toujours aussi beau

samedi 12 novembre 2011

Prendre de la hauteur

Une mer de nuage




Aujourd'hui, j'ai effectué l’ascension de la Tournette à 2352 mètre d'altitude. Ce sommet est dans les environ d'Annecy, et ce matin voyant le soleil, je suis dit "aller mon gars, on grimpe" ça peut pas me faire de mal, bien au contraire, voici une excellente préparation pour les futurs sorties de ski.


votre serviteur sur les hauteurs

La chaîne du Mt Blanc

samedi 5 novembre 2011

Petit week-end à Lorient



De retour d'un petit séjour à Lorient. Au programme visite du bateau, changement des bloques de déshumidifications et petits travaux. Vincent va me renforcer les embases de chandelier. Cet été en effet un touriste à du prendre mon bateau pour un quai...j'ai pris la longueur des différents bouts du bord et les dimensions des voiles...ça sent le renouvellement...si budget pour 2012...
Fort bloqué
A venir le RDV au salon nautique de Paris.

jeudi 3 novembre 2011

Transat 650 GAHINET devant BRASSEUR ET MARIETTE

Course au large
Fabuleux coup double pour le jeune Gwénolé Gahinet, qui s´impose au terme de la seconde étape Funchal - Salvador de Bahia et remporte le classement général, en série, de cette Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50. C´est Pierre Brasseur qui prend la seconde place et Benoît Mariette complète le podium à Bahia.

C’est l’histoire d’un surdoué de 27 ans, qui disputait à cette occasion la troisième course en solitaire de sa carrière, après le MAP et la Sélect. Gwénolé Gahinet ne découvrit le mini qu’en 2010 avec la Demi-Clé et le Mini Fastnet en double avec Paul Marette. « A cette époque je ne pensais pas disputer cette transat dès 2011. Je voulais seulement changer d’horizon. Voir autre chose. » Pour se donner tous les atouts, Gwénolé a démissionné de son poste d’architecte naval à Vannes fin 2010. Ainsi, depuis le début de cette année il s’est consacré uniquement à cette transat. « J’ai pris beaucoup d’enseignements, de conseils auprès d’anciens, d’Antoine Rioux notamment question préparation du bateau. Je visais au départ de France une place dans les cinq. A Madère, j’ai vraiment eu l’impression de découvrir un autre monde. »

Avant de s’élancer pour cette seconde longue, très longue étape, vers Bahia, il reconnaît qu’il avait eu un peu de stress. «Je n’étais pas très bien. Je suis parti en mode modérato. La deuxième nuit, mes adversaires ont envoyé le spi. Moi, je n’ai pas osé. Je me suis dit la route est longue. La distance perdue c’est du sommeil de gagné pour plus tard. Je suis resté calme. » Et puis, il y a eu cette option plus Est que tous les autres, sauf Pierre Brasseur, n’ont pas suivi : « En fait, j’ai l’impression qu’ils sont partis plus Ouest et moi resté plus près de la route directe. » Moment de bonheur quand il apprend qu’il est en tête. « Là, je me suis dit :Il faut y aller ».

Ses deux derniers jours de course ont été les plus stressants sans doute de cette traversée : « Je n’avais plus de BLU donc plus de météo, plus de classement. Franchement, j’ai cru que mes suivants m’avaient doublé. Je n’ai appris ma victoire que sur la ligne d’arrivée. Je n’arrive pas à réaliser ce qui m’arrive. » Gwénolé ne sait pas encore de quoi demain sera fait, mais il analyse : « Etre skipper pro, oui ça me plairait bien. Pourquoi pas en proto. »

Pierre Brasseur second à Bahia
Le navigateur Pierre Brasseur (Voile océan) prend la deuxième place de l’étape Funchal-Salvador de Bahia catégorie bateaux de Série. Il a franchi la ligne d’arrivée devant la marina de Salvador hier soir à 22 heures 26 mn et 44 sec. Son temps de course entre Funchal et Salvador est de 20 jours, 8 heures, 56 minutes et 44 secondes, à la moyenne de 6,38 nœuds. Son temps de course global est de 29 jours, 20 heures, 22 minutes et 35 secondes, à la moyenne de 5,96 nœuds sur les 4 200 milles de distance théorique du parcours.

Pierre Brasseur : « C’est quand même une course de dingues. C’est ma troisième transat, mais là vraiment je n’ai pas pris de plaisir. C’est la plus ch.. des trois. Les conditions météos étaient exécrables. J’en ai eu un peu marre par moments. Après le Cap Vert, je ne voulais pas aller à l’Ouest. Ils y sont tous partis. Pas moi. Et pas Gwénolé Gahinet. Je me demandais d’ailleurs pourquoi je n’arrivais pas à le remonter alors que je prenais des milles et des milles aux autres. A un moment, je me suis retrouvé à 180 milles de la route directe, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose. Je ne m’attendais pas à ce que les derniers milles sont aussi durs. »

Benoît Mariette complète le podium série
Benoît Mariette (Odalys vacances) monte sur la troisième marche du podium Bateaux de Série de l'édition 2011. Il a franchi la ligne d’arrivée devant la marina de Salvador à 05 heures 40 minutes et 35 secondes. Son temps de course entre Funchal et Salvador est de 20 jours, 16 heures, 10 minutes et 35 secondes, à 6,28 nds de moyenne. Son temps de course global est de 30 jours, 00 heures, 42 minutes et 14 secondes, à 5,91 nds de moyenne.

Benoît Mariette : " C’est dommage car j’ai fait des erreurs… J’avais la possibilité de mieux faire mais 3e c’est déjà génial. Il y a eu du match jusqu’au Pot au Noir parce qu’en fait il y avait des choses à tenter et à faire. C’est après que c’est un peu monotone, pendant trois jours à glisser où il n’y a pas grand-chose à tenter. C’est là que j’ai perdu d’ailleurs ! J’ai dû plonger deux fois sous le bateau aux Canaries pour enlever des algues, ce qui m’a fait perdre un peu de temps. Et puis j’ai eu ce choc avec Bruno (ndr, Simonnet). On était en contact VHF pour se dire de faire attention et puis je suis descendu pour aller dormir et je me suis fait réveiller par un choc. En fait, on s’est rentré dedans. J’avais un trou dans la coque et là, j’ai cru que c’était bâché. Qu’il fallait remonter au Cap Vert, à Mindelo et abandonner. Je n’avais rien pour faire de la stratification en plus. J’ai bricolé un truc et cela a tenu."

Classement bateaux de série
1 GAHINET Gwénolé ASSO WATEVER 20j 5h 5m 12s
2 BRASSEUR Pierre VOILES OCEAN 20j 8h 56m 44s
3 MARIETTE Benoît ODALYS VACANCES 20j 16h 10m 35s
4 KERBOURIOU Vincent CGGVERITAS 20j 17h 7m 20s
5 BEAUDART Davy INNOVEA ENVIRONNEMENT 20j 19h 10
m

samedi 22 octobre 2011

Transat 650



Isolé sur sa route « orientale », David Raison (747 – TeamWork Evolution) semble se jouer avec adresse et bonheur du Pot au Noir. Il augmente inexorablement son avance et effectue un impitoyable tri chez ses poursuivants. Thomas Normand (787- Financière de l’Echiquier) à 33 milles et Bertand Delesne (754-Zone Large) à 59 milles tentent de limiter les dégâts. La flotte des Séries rejoint à tâtons le gros de la flotte des Protos dans le marasme météorologique de la Zone de Convergence Intertropicale, véritable vedette du moment, dont les oscillations Nord-Sud vont toute la journée jouer avec les nerfs des concurrents. Là encore, et dans de moindres degrés, ça passe toujours à l’est pour l’étonnant Eric Llull (566 - Noble Cocoa) toujours accroché au commandement.

 L’homme qui a (toujours ?) raison
Instinct, divine inspiration, savante obstination ? David Raison (747 – TeamWork Evolution) aura tout lieu de présenter sa version à l’arrivée de Bahia. Sa route depuis Funchal, la traversée de la chicane du Cap Vert et, aujourd’hui au cœur de la Zone de Convergence Intertropicale, force le respect. En conservant un cap au sud/sud-est, et en jouant avec parcimonie des petits recalages, il semble entrer aujourd’hui dans un régime, certes toujours faible, de sud-est, annonciateur de flux plus appuyés. L’ambiance est toujours à la grisaille, sous la pluie et sous la menace permanente de grains dont la violence peut atteindre les 30 nœuds. Mais la mer et une houle modérée semblent convenir parfaitement à la si surprenante carène de TeamWork Evolution. Audace d’un parti architectural révolutionnaire, prise de responsabilité maximum dans le choix de route, et voilà David Raison en passe d’imposer sa marque sur cette Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50. Car derrière, les scenarii font dans la conformité. Les vitesses ont brutalement chutées et les trajectoires se sont faites erratiques, au gré des brutales « refusantes » et « adonnantes » propres à cette partie imprévisible de la planète océan. Thomas Normand (787 – Financière de l’Echiquer) et Bertrand Delesne (754 – Zone Large), sur un axe plus conventionnel, récitent leur partition avec un certain bonheur, et tentent de juguler l’inflation de leur déficit face à Raison. Le petit décalage en latéral entre leurs Protos Manuard et la route de David Raison semble désormais gommé par l’avance prise par ce dernier qui va de surcroit commencer à mettre de plus en plus d’ouest dans sa route. Avec près de 90 milles de retard, c’est l’allemand Jorg Riechers (753 - Mare.de) qui fait la mauvaise opération de ce début de week-end. Plus que jamais en piste pour jouer la victoire finale à Bahia depuis le retrait désolant de Sébastien Rogues (716- Eole Generation–GDF SUEZ), il subit toute la pression que l’échappée belle de David Raison fait peser sur les postulants au sacre Bahianais. Le Pot au Noir fidèle à sa légende oscille et se gonfle de par et d’autre des 8 et 9 degrés de latitude Nord, sur la trajectoire des concurrents. Il pourrait ainsi décider de garder un peu plus longtemps sous sa coupe la tête de la flotte, et jouer le si redouté rôle de « garde barrière » des grandes courses océaniques. David Raison en pleine réussite sera-t-il le marin béni d’Eole seul capable de s’échapper ? C’est tout l’enjeu de cette fin de neuvième jour de course.
Sus à Llull
C’est un peu l’union sacrée au sein des protagonistes de la tête de course en catégorie Série, où on assiste à un spectaculaire rassemblement de quatre ténors de la série en une même trajectoire pour faire échec au culot d’Eric Llull (566 - Noble Cocoa), en tête et au vent de toute la flotte depuis plus de 48 heures. Alors que tout ce joli monde butte franchement dans le Pot au Noir, le retour par l’ouest des grands animateurs de la première étape, Benoit Mariette (599 – Odalys Vacances), Davy Beaudart (674 – Innovea Environement) et Vincent Kerbouriou (435 – CGGVeritas), revenus impitoyablement sur Bruno Simonnet (744 - El Nono) laisse envisager un prochain remaniement en tête des « charts ». L’émulation entre ces jeunes loups de la classe, exacerbée par les conditions météo éprouvantes et bardées d’incertitudes du moment va à l’évidence redistribuer les bons points. On est toujours plus en confiance lorsqu’on navigue à vue d’un adversaire dont on connaît et on respecte les qualités marines. Eric Llull, isolé sur son « aile », ne doit compter que sur lui-même pour tailler sa route entre les grains. Le Pot au Noir met certes les machines à dure épreuve, ballotées dans la pétole ou bousculées dans les rafales. Il pousse aussi les hommes (et les femmes) dans les méandres du doute, des interrogations et de la remise en question. Les dés sont depuis longtemps lancés et chacun se doit aujourd’hui d’aller au bout de sa logique de course, en maudissant les orages et ce ciel bas et pluvieux qui ne les a pas quitté depuis une grosse semaine. L’équateur et ses promesses d’alizés de sud-est se gagnent au prix de ce voyage intérieur au plus profond de soi-même, aux confins de ses ressources physiques et mentales.
Le grand chassé-croisé de Mindelo
Trois concurrents Protos, Sébastien Rogues (716 – Eole Generation – GDF SUEZ), Andrea Caracci (756 – Speedy Maltese) et Tiziano Rossetti (542 – Una Vela per Emergency) et cinq voiliers de Série, Bert Bossyns  (585 – Felicity II), David Prono (728 – Get it Right, esi-group.com), Amaury François (697 – Groupe Qualitel), Renaud Chavarria (596 – Beziers Méditerranée) et Giacomo Sabbatini (554- Scusami la Spalle) ont déjà signalé leur abandon officiel à la Direction de course. Le polonais Radoslaw « Radeck » Kowalczyk (790 – Calbud) vient de quitter Mindelo et  dereprendre la course. L’espagnol Jorge Luiz Madden (636 – Samsara) est toujours en escale dans ce petit port du Cap Vert. Il y croisera sous peu Brendan Archin (757 – Association La Touline) qui a signalé un problème mais qui gère seul son retour vers Mindelo, ainsi qu’Aurélien Ducroz et son Proto (417 – Nissan). A noter que le chinois Chuan Guo (487 - VASA) n’a toujours pas franchi l’archipel du Cap vert, encore distant de son étrave de près de 150 milles.

lundi 17 octobre 2011

Transat 650 " la mer est parfois cruelle"

Course au large
La mer est parfois cruelle...les vagues soulèvent le bateau, l'envoi  sur le travers, et quand le skipper arrive à lui faire retrouver la bonne trajectoire, c'est l'étrave qui vient à jouer les sou-marins. Une fois, deux fois, des dizaines de fois, le jeu est grisant. Quand la mer ne veut plus jouer, elle vous envoie au tapis, et là, le bateau couché avec le mât dans l'eau, le spi en vrac, la casse n'est pas loin. Les conséquences vont de la  perte de temps, du spi éclaté, du BDO plié...au mât en deux. Certains dans le début de la seconde étape ont malheureusement connu le pire. Le jeu est fini et la fête gâchée pour eux. Ils ne connaîtrons pas la joie de l'arrivée à Bahia. Ils tomberons dans l'oubli...une petite pensée pour ceux-ci. La mer est parfois cruelle...mais on l'aime et on la respecte pour cela.

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